Séminaire IRAA 2026 « Bâtir en terre crue à Nîmes (IV e s. av. n.è – III e s. ap. n.è). Marqueurs, fluidité et économie d’un système constructif » par Émilie Léal (INRAP)
Mercredi 28 janvier
16h30 – 18h30
Salle Reinach
86 rue Pasteur, Lyon 7 (4e ét.)
Séminaire coordonné par P. Péfau et H. Wurmser
Émilie Léal (Inrap, Archéologie des Sociétés Méditerranéennes UMR 5140)
Nîmes est une agglomération protohistorique implantée dès le VI e s. av. n.è. sur les pentes méridionales du Mont Cavalier, sans forcément, pour cette époque ancienne, avoir été enclose dans un mur d’enceinte. Celui-ci ne semble être construit qu’à partir du IV e s. av. n.è. À partir de cet oppidum, la ville s’agrandit amplement vers la plaine et est à nouveau enclose à l’époque augustéenne. Le nouveau périmètre ainsi défini multiplie par quatre la superficie intra-muros toutefois pas urbanisée totalement, certains secteurs restant vierges de constructions. Le centre urbain de Nîmes a fait l’objet de plusieurs fouilles d’ampleur ces vingt dernières années, au cours desquelles des constructions en terre crue avaient pu être brièvement observées. La thématique de la terre crue n’a cependant été véritablement investie qu’assez récemment à l’aune de découvertes remarquables réalisées dans le cadre d’opérations préventives comme celles de la « rue Rouget de l’Isle » ou de « Cadereau-Jean-Jaurès » (dir. G. Vincent, Inrap). Ces deux quartiers, mêlant habitats et espaces économiques, sont entièrement construits en terre crue, avec la terre massive puis la brique crue comme techniques de construction (quasi) exclusive. Ils permettent d’en suivre les développements et variations techniques mais également de mettre en évidence les marqueurs topo- et stratigraphique qu’elle induit et d’en percevoir les modalités d’approvisionnement ou les procédures de recyclage, pour une période qui s’étend du IVe siècle av. n.è. au IIIe siècle ap. n.è.











